Top articles
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Tour de manège
Pourquoi courir si loin ? Des fleurs magiques bourdonnaient. Les talus le berçaient. Des bêtes d'une élégance fabuleuse circulaient. Les nuées s'amassaient sur la haute mer faite d'une éternité de chaudes larmes. (Arthur Rimbaud, Les Illuminations)
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À l'encan
Après tout, la fenêtre est ouverte. Un riche collectionneur oriental fait entasser sur son lit les principaux ornements de son palais – bijoux, étoffes, chevaux, femmes – avec l'intention évidente de les vendre, pour recommencer sa vie dans un autre monde....
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Vol du bourdon
Plus le temps Il n'y a guère que la nudité qui me passionne, mais elle est encore trop habillée. Difficile de faire comprendre à une femme déshabillée qu'elle n'est pas encore assez nue. (Georges Perros, Papiers collés 3)
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Une feuille sèche
L'arbre se souvient-il des feuilles du printemps passé ? En poésie, on n’habite que le lieu que l’on quitte, on ne crée que l’œuvre dont on se détache, on n’obtient la durée qu’en détruisant le temps. (René Char)
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TBC
Comme des fantômes Ces vagues de glycines Que j'ai plantées dans mon jardin Pour en faire un souvenir de vous Quand j'aurai par trop de nostalgie Voici qu'elles sont maintenant en fleur. . (Yamabe no Akahito)
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Du calme !
Rayons d'or et plaisir. Tu as acheté des livres et rempli des rayons, ô amoureux des Muses. Cela signifie-t-il que tu es desormais savant ? Si tu achètes aujourd'hui des instruments à cordes, plectre et lyre : Crois-tu que demain le royaume de la musique...
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Répit
De temps en temps les nuages Nous reposent De tant regarder la lune. . (Basho)
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Tempête dans un crâne
Le cri des grues ! si fort qu'on dirait ma propre voix (Kagiwada Yûko)
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Hic et nunc
Son chapeau emporté –comme elle est sans pitié la pluiesur l'épouvantail ! (Hagi-jo)
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Boule de cristal
Ne compte pas sur moi pour te donner les clés du paradis. Quand il ne nous reste plus rien,le vide de ce qui ne reste pluspourrait être à la fin inutile et parfait. (José Angel Valente, Mandorle)
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Horizon
Comme si rien n'avait eu lieula corneilleet le saule (Issa)
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Rite des derniers temps
À partager avec les merles Tout se passe à peu près commesi l'on reprochait à la pommed'être bonne à manger.Mais il reste d'autres dangers. Celui de la laisser sur l'arbre,celui de la sculpter en marbre,et le dernier, le pire :de lui en vouloir d'être...
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Cendrillon glacée
Après le prince charmant. À Ostende Je tire au stand Je gagne des otaries La mer se retire Cache ses rouleaux À l'ombre des digues Elle et moi on s'ennuie Nos souvenirs Font des îles flottantes À Ostende J'ai la hantise de l'écharpe Qui s'effiloche à...
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Le nez en l'air
Dans la chambre voisinela lumière aussi s'éteint —nuit froide (Shiki)
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Humide
Entre digitales et épilobes. Tu gardes en toile sceau des fougères et des prèles,le calque des écorces, étantpaume ouverte du tempsmémoire des ruches de la vieoù bourdonne encore en nos doigtsl'enfance des reptiles. (Jacques Lacarrière, Lapidaire)
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On dit ça...
La solitude n'a rien de terrifiantpuisqu'elle est née bien après nous,que nous l'avons bordée,lorsqu'elle était maladecomme un oiseau dont nous avions disloqué l'ailedans la dévastation des nôtres. (Mimy Kinet, À voix tue)
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Douceur du printemps
Les doigts dans l'herbe. Léger, léger, très léger,Un vent très léger vient de passer,Puis s'en va, toujours très léger.Et moi je ne sais pas ce que je penseEt ne cherche pas à le savoir. (Alberto Caeiro, Poèmes païens)
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Avant les danseuses roses
Un bain de mélancolie.
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Envie de printemps
Envie de désordre. L'alouette en chantantfaçonne les nuages. (Seien)
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Granit
Un souvenir de frais météores. Les Rocs - V La danse est en eux,La flamme est en eux,Quand bon leur semble. Ce n'est pas un spectacle devant eux,C'est en eux. C'est la danse dans leur intimeEt lucide folie. C'est la flamme en euxDu noyau de braise. (Guillevic,...
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Linéaire
Changer de dimension... La grammaire, disait Bhartrihariconduit elle aussi à la béatitude j'ai coupé les pages et tiens à la main ce livrel'ouvre, et vois les noirs caractères semblables aux traces qu'un fou ivrepourrait laisser sur le sable. (Kenneth...
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Brrr
Nous élevons, en parlant dans l'air froid, de petits monuments aussitôt en ruines. [...] Nous sommes des bâtisseurs de ruines. Nos édifices de langues ne dureront pas plus que nos tombeaux. Les langues nous font aimer le silence (Richard Millet, Le Sentiment...
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Cambriolage
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J'aime
Soudain la roue s'est débloquée a progressé d'un cran confiance, insouciance les livres se sont ouverts en ligne directe les livres seulement les pour le moment.
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Lève-toi !
Toujours en lutte Mais contre quoi ? Elle-même ne le sait pas. Quelque chose Qui fouille l'espace Et se nourrit De la lumière. N'importe où elle marche C'est son sentier. (Eugène Guillevic, Elle)