Sur les galets
Une gifle de mutisme
Au terme de ma course,
je me laisse tomber.
La terre vient à moi
comme une récompense.
La terre sur ma joue,
la terre sous mes paumes,
et je puis m’élargir
à lui cacher le ciel.
Un vaste écho de vagues
monte gonflé d’odeurs
et roule ses galets
à travers ma fatigue.
Un torrent taciturne
qui s’enfle sous les herbes
et prend la voix de l’homme
dont je porte le nom.
(Alexandre Toursky)
Au terme de ma course,
je me laisse tomber.
La terre vient à moi
comme une récompense.
La terre sur ma joue,
la terre sous mes paumes,
et je puis m’élargir
à lui cacher le ciel.
Un vaste écho de vagues
monte gonflé d’odeurs
et roule ses galets
à travers ma fatigue.
Un torrent taciturne
qui s’enfle sous les herbes
et prend la voix de l’homme
dont je porte le nom.
(Alexandre Toursky)
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