Plus de raiponce

Publié le par Zolurne

Tresses sans fin.


Avec toutes les richesses de ses ténèbres,
L'oiseau, le bleu, l'Oiseau bleu quelquefois
Se posait doucement, longuement sur le doigt
Que je lui tendais de ma plus haute fenêtre.

Il allait parler. Je sentais la confidence
Qu'il me gazouillerait très très bas à l'oreille
Mais il se taisait et je goûtais la merveille,
Le délice de tout savoir de son silence.

Je pouvais m'enfoncer au plus noir de ma tour
En serrant dans mes os ce toucher musical
Ce frôlement d'une aile bleue, haute, fatale...
Et c'était comme la chaleur d'un fort amour.

(Norge, Les Hauts Cris)
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Publié dans hodie

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P
J'ai une affection toute particulière pour les formes courtes. Donc, si la paresse de recopier porte à reproduire les poèmes courts, tant mieux pour moi ! Quant au choix opéré par d'autres, s'il a été parfait jusqu'à présent c'est peut-être tout simplement parce que... j'aime cet auteur !
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Z
Hum... il faut quand même bien quelques personnes avec recueil pour que le hasard ait quelques propositions à faire.Le hasard est-il d'ailleurs suffisant ? La sélection privilégie forcément les poèmes les moins longs. Et peut-on entièrement se satisfaire d'un choix opéré par d'autres ?
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P
Oh non, il ne faut pas acheter de recueil surtout... c'est un tel plaisir de découvrir ces trésors par hasard, sur un fil de Toile !
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C
Voilà plusieurs fois que je tombe sur des citations de Norge qui me touche faudra décidemment que je trouve un recueil de ses textes
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