J'veux tout !Les annonces les plus nombreuses dans les journaux français concernent les produits pharmaceutiques ; l'huile de foie de morue, la revalescière, les pilules Raquin et autres, la ...
Long, sans adagio, et toujours un chandelierNous nous sommes l'un et l'autre dévêtusde noms qui collaient à la peauappelant sans nom le silencequi cimente les sons de la musique —ô pure douleur du ...
Solutions de continuité, vieux champ de mottes.Je tirai le livre, le Philoctète de Sophocle, et je lus. Je voulais me fuir moi-même et ne faisais que courir après moi : je lisais ligne à ligne, ...
À quel saint se vouer ? Au long des danses de la nuit,Poserai-je jamais mon pied blancDans le bond bachique jetantMa nuque dans la roséeDe l'éther, comme un faonDans les verts plaisirs de la ...
Limbes froids Le plus vil de tous les besoins – celui de la confidence, de la confession. C'est le besoin, pour l'âme, de se faire extérieure. Avoue, certes ; mais avoue ce que tu n'éprouves ...
Un petit pas de rien du tout. La merduNordpeut-ellese tromper ? L'avez-vous envisagé fût-ce un instantlorsquecontre ellevous marchiez, effec-tuant un mouvement de brasdans le cercle de lune ...
Jaune puis grisil y a peu d’espace devantle ciel bleu calme par-dessus rétrécitdoucement à mesure que le mur bouclebloque un peu plus de têteet de réellentement attaquer le mortierdevenir lierre ...
S'il te plaît.monte du mensonge de nonune vérité de oui(pourtant rien qu'elle et quiest sans limitation)démontrant aux simplets(tel moi l'hiver)qu'espritet matière grise unisne valent pas une ...
Zut ! Zut ! Je l'ai lâchée, cria triomphalement Anatole ; elle était bête comme un litre vide, et laide ! De la gorge ? Oui, deux lentilles sur une assiette ! Des ...
En quête d'une éponge douce.Une fois,je l'ai entendu,il lavait le monde,non vu, à longueur de nuit,vraiment.Un et Infini,anéantis,disaient Je.Lumière fut. Sauvetage.(Paul Celan, Renverse du souffle)
L'insupportable est-il un gaz parfait ?Ce que j'essaie de me dire m'échappe au fur et à mesure. Et ce qui m'échappe représente peut-être aussi l'évaporation de l'insupportable, en trop dans mon ...
Oui Monsieur oui vous êtes mort C'est ainsi du moins que votre lettre de faire-part —— et rire au-dedans de moi — affreux !en écrivant ceci commele vôtre ...
Caché en son brouillard, quel destain ?Le fleuve qui passe perdureDans les vagues de ce passage,Et chaque vague figureL’instant d’un lieu.Suivant son cours, peut-être continue-t-il…Mais la vague ...
Envol de bulles...Le monde qui vient à notre rencontrenous murmure les contoursdes arbres qui bruissent à l’horizonet grandissent des ombres courbées.Assieds-toi sur le seuilet attendsque le soir ...
Trouble et plaisirDepuis vingt ans, Dutilleul commençait ses lettres par la formule suivante : « Me reportant à votre honorée du tantième courant et, pour mémoire, à notre échange de lettres ...
Partage bleu acier Comme on aurait pu s'y attendre, un jour, l'homme préhistorique aperçut par hasard son reflet dans l'eau lisse d'un étang. Il se trouva beau et en conçut un indiscutable ...
Riche quart de tourJ'ai peu de souffle et peu de force et moins d'élanMais je ne me presse plus J'ai bien le temps d'attendreDepuis qu'il se fait tard j'ai du temps devant moiJe suis comme celui ...
Un air qui vous trotte dans la cervelle.Pour une tête de noble poulainqui juste à la ligne rate son arrivéeet qui, au retour, a l'air de dire :N'oublie pas, frère, tu sais, il ne faut pas ...
AttendueLe chapeau à la main il entra du pied droitChez un tailleur très chic et fournisseur du roiCe commerçant venait de couper quelques têtesDe mannequins vêtus comme il faut qu'on se vêteLa ...
Garde, point d'arrêt ?Les cerfs-volants volèrent si bien qu'il y en eut un (je crois que c'était celui du Labyrinthe) qu'on chargea d'un message pour les sauvages Papous. Quand il fut si haut ...
Après un long voyage. There is no frigate like a bookTo take us lands away,Nor any coursers like a pageOf prancing poetry.This traverse may the poorest takeWithout oppress of toll;How frugal is ...
À usage de thermostat.Un ami vif vint à la dame morte,Et par prière il la cuida tenterDe le vouloir aimer de même sorte,Puis la pressa jusqu’à la tourmenter ;Mais mot ne dit, donc, pour se ...
Priorité, à ce qu'il paraît.Tant que mes yeux pourront larmes épandreÀ l’heur passé avec toi regretter :Et qu’aux sanglots et soupirs résisterPourra ma voix, et un peu faire entendre :Tant que ma ...
Voir, être vu. Il fit un rêve étrange. Il se voyait, le corps peint aux couleurs chatoyantes du boa, assis au bord du fleuve pour jouir des effets de la natema. En face de lui, quelque ...
Semeuse au bras fatigué, attends-tu encore la moisson ?Je ne peux pas m'empêcher de répéter que la poésie n'est que dans l'homme, dans le résultat de son contact avec les événements, avec les ...
Sous la gymnastique matinale des cormoransVille aveuglée à moins que ne la montreÀ soi une rivièreElle tire partage de l’eauEt s’assied chez soi sur les bergesUn côté garde l’autre ils s’opposent ...
Qu'est-ce que Rome ? Cet octobre, l'air tranquilleest le portique des rêves,il me semble que j'achèveun ouvrage malhabile,couronné de malheur pâleje suis beau comme une rose,la dernière, ...
Petite planète et grande blessure.Ce qui t'est offertC'est la patience d'une viepoisson fossiliséC'est ce qu'il faut de tempspour changer le poisson en eauet pour changer l'eau en pierrePour nous ...
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