Vive la révolution !Ô fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue,Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loueD'envelopper ainsi mon coeur et mon cerveauD'un linceul vaporeux et d'un ...
Et moi je crois. L'épée de feu qui gardait le chemin de l'arbre de vie s'appelle calembour, jeu de mots. L'idée qu'il pût y avoir quelque chose de caché sous le calembour ne pouvait venir à ...
Suivre ou être suivi...Nous devinons que nous suivons une trace. La trace c'est manière opaque d'apprendre. La branche et le vent : être soi dérivé de l'autre. Elle fêle l'absolu du temps. C'est ...
Au pays du minimumCe cœur obsédant, qui ne correspondPas avec mon langage et mes coutumes,Et sur lequel mordent, comme un crampon,Des sentiments d'emprunt et des coutumesD'Europe, sentez-vous ...
Une douce habitudeO Solitude! if I must with thee dwell,Let it not be among the jumbled heapOf murky buildings: climb with me the steep,—Nature's observatory—whence the dell,In flowery slopes, its ...
La blessure de l'hameçon arraché. The flower that smiles to-dayTo-morrow dies;All that we wish to stayTempts and then flies.What is this world's delight?Lightning, that mocks the night,Brief even ...
Et tourne la belle-fleur. Je suis surtout poète, maintenant. Chaque jour je reste dans ma chambre à écrire un nouveau poème. J'invente tous les mots moi-même, comme lorsque je vivais dans le ...
Je ne m'enfuis pas.Oh ! lorsque seulement le voln'escaladera plus, content de soiet de sa propre initiative,les silences du ciel,pour se jouer, chéri des vents,parmi les profils de lumière,en ...
Doucement, je me gausse.Ce sont les cendres d'un trésor– Tant de pertes, tant d'offensesQuel roc ne s'effrite et s'abatDevant de telles cendres.La colombe éclatante et nueÀ nulle autre appariée.La ...
Polonais conseil de famille.Alors il dit : - Je veux habiter sous la terreComme dans son sépulcre un homme solitaire ;Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien.— On fit donc une fosse, et Caïn ...
Ils ont coupé la barbe du vieux Louis.Il s'occupe des travaux de la terre et tailleLes haies, ramasse le blé et les figues qui bâillent.Il a un pavillon dans sa vigne et il goûteLe vin en bois ...
Un petit poisson si ancien.Va-t'en va-t'en mon arc-en-cielAllez-vous-en couleurs charmantesCet exil t'est essentielInfante aux écharpes changeantesEt l'arc-en-ciel est exiléPuisqu'on exile qui ...
Des poches exclusivement.L'apprentissage se déroulait en deux temps apparemment simples. L'enfermement et la lecture. Pour la première étape il était nécessaire de faire des provisions pour une ...
Toujours à deux.J’allais solitaire ainsi qu’un nuageQui plane au-dessus des vaux et des montsQuand soudain je vis en foule – ô mirage ! –Des jonquilles d'or, une légion !A côté du lac, sous les ...
À cinq centimètres du lino rouge.Il marchait sur un pied sans savoir où il poserait l’autre. Au tournant de la rue le vent balayait la poussière et sa bouche avide engouffrait tout l’espace. Il se ...
Je pencherai mon oeil de mouche.Écrire, c'est ça !C'est d'abord découvrir qu'on a, en nous, ce trou d'mort à langues trouées où s'entassent, pêle-mêle, ces langues de tiraillous du Tchad ou de ...
Une réserve de silence.Aujourd'hui de nouveau j'ai besoin de verserMon âme devant vous en encrier d'écolierQui fait sur les tabliers des taches difficiles à aimer.Je surgis à peine des illettrés ...
Au boulot !Il n'y aurait rienPas un insecte bourdonnantPas une feuille frissonnantePas un animal léchant ou hurlantRien de chaud rien de fleuriRien de givré rien de brillant rien d'odorantPas une ...
Pour commencer. ÎlesÎlesÎles où l'on ne prendra jamais terreÎles où l'on ne descendra jamaisÎles couvertes de végétationsÎles tapies comme des jaguarsÎles muettesÎles immobilesÎles inoubliables et ...
Du passé faisons table rase !Plus rien même pas de la cendremême pas le souvenir plus rienPlus rien sauf cette joie de l'oublice vent de l'oubli qui arrache toutdétruit tout et saccage le ...
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